Colchique et Crocus
C’est dans les feuilles précoces d’automne
Que l’intrigue de l’évolution nous persécute
Le masque tombe, s’amorce un nouveau paradoxe
Terni et brisé par un nouvel échantillon de vie
Les soupirs et les cris, les battements et les sourires
Des rêves trop longtemps glacé, nous serrent
Nous abritent le long du fleuve par une braise rougi
Au bout de cette rive, l’eau nous fait fleurir
Parce que nous avons tous un jour révé de tomber amoureux d'une personne dont on ne connaissait pas le nom, dont seul la beauté, les gestes et la saveur nous attisait...A vous de me dire ce que vous en pensez!
Regard de faveurs
J’ai peint votre cœur
Dans le revers de mes faveurs
Une intrigue sans amorce
Mes tourments s’habillent d’écorces
Tapi dans l’écume gelée
J’erre dans le minaret des désespérées
Ma dévotion brise enfin ses fers
Mes ses traits me soupirent le contraire
Mes pétales de prose
Se meurt puis explosent
Retranché sur les berges
Je suis un poète sans cierge
La condition d'une bonne moisson de la raison : le froid et l'odeur de l'humidité des nuits...Bonne semaine
L’odeur de la nuit
Un parfum d’humidité
Partage mes nuits étoilées
Ses aiguilles refroidies
Nous font frissonner
C’est ici que je me confie
Des pensées soudaines
Sont là pour m’accompagner
Leurs aller et venues
Me laissent un peu plus nues
Je m’assieds sur l’air frais
Ses nuages noirs traversent le ciel bleuté
Cet instant de minuit
Je me suis enfoui dans mon corps
Bonjour,
aujourd'hui petit poème sur la censure et la description de l'information... A vous de me dire ce que vous en pensez ... Merci
Peinture
J’ai peint votre cœur dans une indifférence
Qui n’enfle rien de ce qui détruit l’espérance
Les revers de nos visages divers accablés
Dans les artères du monde saigne l’errance
La plume plongé dans les blés ensoleillés
L’essence des tirades se cache sans vaillance
Le front percé, le beau tiré et découvert
Sous les gémissements on a perdu le sens
Les moissons pourrissent dans les parterres
La pluie ralentie, seules poussent les médisances
On ne loue plus les fleurs, on a froid, on a peur
On se cache, on pleur, on cri et on se meurt
Frissons
En ce jour de déclin
Tu m’apparus enfin
Mon âme n’y était plus enclin
Ton cœur a embaumé le mien
Parcouru d’un amour univoque
Ma passion l’a rendu réciproque
Si l’inverse se fut produit
Meurtri était le reste de ma vie
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